originaire de Moscou, chorégraphe, danseur et performeur, Mitia Fedotenko débute la danse dans sa ville natale à un très jeune âge auprès de la chorégraphe Antonina Krasnova, avant de continuer sa formation d'abord au CNDC à Angers, puis à EX.E.R.CE. à Montpellier.
Ses collaborations avec des créateurs comme Urs Dietrich, Julie Brochen, Mathilde Monnier, Julyen Hamilton, François Tanguy et récemment Mathurin Bolze éprouvent sa curiosité aiguë pour l'art de la scène. Il est également un compagnon fidèle de François Verret pour de nombreux projets, dont sans retour et courts-circuits, crées successivement au Festival d’Avignon en 2006 et 2011.
Parallèlement, il développe une activité pédagogique dans différents lieux de formation, dont le Centre de la Danse Contemporaine d’Isadora Duncan à Prague, le CCN de Montpellier, le Pacifique / CDC de Grenoble, Maison de la Culture de Grenoble, la Scène Nationale de Sète, l’école de Nicolas Ogrizkov à Moscou, le Centre de Danse Vortex à Moscou, l’école du cirque Balthazar à Montpellier, Dance House à Dublin …
Depuis 1998, Mitia Fedotenko intervient pour de nombreux projets d’ateliers en direction de personnes souffrant de maladies psychiques aux Murs d’Aurelle.
Depuis la création de la Compagnie Autre MiNa en 1999, il signe une douzaine de pièces à la croisée de la danse, le théâtre, la musique, et le cirque, dont les plus marquantes les verstes et les distances (1999) en étroite collaboration avec Natacha Kouznetsova, orgasmania (2001), sol'o pluriel et un peu plus (2007), sans frontière (2010), чёрное солнце. black sun (2011), sonata hamlet, présentéé au festival d'Avignon 2012 et par Être (2013) présentéé à la 17° Biennale de la Danse du Val -de-Marne.
En 2007, Mitia Fedotenko crée Les Promenades, Festival annuel de Musique et de Danse contemporaine, en pleine nature au Mas Dieu, à Montarnaud.
Navigant constamment entre deux cultures, les associant sur scène de manière singulière, il se dirige constamment vers une écriture engagée où " Tout se voit. Rien ne s’élude. Tout se dépense. Rien ne s’économise…"